FAQ Cyclisme : on répond aux questions que tout le monde se pose !
Tu stagnes en vélo malgré tes entraînements ?
Valentin Garcin et Tristan Pawlak répondent aux questions que TOUS les cyclistes se posent (mais n’osent pas toujours formuler) !
“Je roule… mais je ne progresse plus”
C’est souvent comme ça que tout commence ! Une sensation diffuse, pas forcément spectaculaire mais tenace.
Tu continues à rouler, tu continues même à te faire mal et parfois plus qu’avant… et pourtant rien ne change.
Alors tu te poses la question que tous les cyclistes finissent par se poser un jour :
👉 Qu’est-ce que je fais mal ?
La réponse, elle est rarement là où tu l’attends.
Le piège du cycliste motivé
Si tu lis cet article, il y a de fortes chances que tu sois impliqué, et même sérieusement impliqué !
Tu sors plusieurs fois par semaine, tu t’appliques parce que tu veux progresser : et c’est précisément là que se cache le piège.
Parce que la majorité des cyclistes amateurs ne manquent pas de motivation mais il manquent de structure.
“Rouler moyennement à fond tout le temps, ce n’est pas le meilleur moyen de progresser.”
👉🏼 C’est même souvent le meilleur moyen de stagner.
Le jour où tu comprends vraiment ce que tu fais
Il y a un moment charnière dans la progression d’un cycliste. Un moment où tu arrêtes simplement de “faire du vélo” pour commencer à t’entraîner.
La différence ?
Tu observes
Tu compares
Tu ajustes
Tu ne subis plus tes sorties mais tu les construis : et tout change.
La progression, ce n’est pas une séance miracle
On aimerait tous qu’il existe une méthode secrète : une séance magique, un hack, un raccourci.
Mais la réalité est beaucoup plus simple (et beaucoup plus exigeante).
👉 La progression repose sur une seule chose : la surcharge progressive
“Le but, c’est que de séance en séance, on vienne complexifier l’entraînement.”
Qu’il devienne :
Un peu plus long.
Un peu plus intense.
Un peu plus difficile.
Pas brutalement, pas au hasard, mais régulièrement et progressivment.
Trois sorties, pas une de plus : et surtout pas n’importe comment.
Si tu roules 2 à 3 fois par semaine, tu n’as pas besoin de t’entraîner plus.
Tu as besoin de t’entraîner mieux.
Le schéma le plus simple est souvent le plus efficace :
une sortie longue
une sortie facile
une séance intense
On reste logique, structuré, et surtout : on garde une intention derrière chaque sortie, pas juste l’objectif d’accumuler les bornes !
Le piège à éviter : rouler trop fort… tout le temps
C’est l’erreur phare, qu’on retrouve sur les sorties club, sur les longues distances ou dans les groupes WhatsApp.
👉 Personne ne veut lâcher
👉 Personne ne veut “faire une sortie facile”
Alors tout le monde roule un peu trop fort.
“La notion de basse intensité sur les sorties longues n’existe pas chez beaucoup de cyclistes.”
Et c’est exactement ce qui empêche de progresser. Parce que ton corps ne sait plus quand s’adapter, ni quand récupérer… alors il subit.
Ignorer ce que ton corps te dit, c'est toujours une mauvaise idée
Tu rentres épuisé, tu as mal à la tête : tu dévalises ton frigo et tu penses que c’est normal… bon, sait que ça ne l’est pas vraiment.
Spoiler alert : non, ce n’est pas un manque de volonté, c’est un manque de carburant. Et quelques grammes de glucides par heure peuvent littéralement transformer ta sortie et ta récupération. Alors on anticipe quand on peut, et on apprend à comprendre ce que le corps essaye de nous dire.
La fatigue : bon ou mauvais indicateur ?
“Je suis tout le temps fatigué.” C’est l’un des signaux les plus fréquents et pourtant des plus mal interprétés.
Oui, la fatigue est normale, elle est même nécessaire, mais elle doit rester fonctionnelle.
“Si tu es tout le temps fatigué, l’entraînement n’est plus assimilé.”
Quand tu franchis cette limite :
tu ne progresses plus
tu accumules
tu t’épuises
Et souvent… tu ne t’en rends compte que trop tard 🤷🏻♀️
Le moment où tout bascule
Ça ne se joue pas quand tu roules plus, ni quand tu souffres davantage.
Ça bascule le jour où tu arrêtes de pédaler “au hasard”.
Le jour où tu commences à :
comprendre ce que tu fais
écouter ce que ton corps te dit
et accepter, parfois, de lever le pied pour mieux avancer
C’est contre-intuitif.
Mais c’est exactement là que tout se joue.
C’est la différence entre un cycliste qui enchaîne les sorties et un cycliste qui progresse vraiment !
Ce que tu peux changer dès maintenant
Ralentis tes sorties longues
Donne un rôle clair à chacune de tes séances
Observe ce que tu fais (même simplement)
Alimente-toi pendant l’effort
Apprends à récupérer
Parce que progresser, ce n’est pas faire plus : c’est faire juste.