FAQ ChatGPT : Tristan répond sans filtre aux questions les plus posées sur le cyclisme
Vous roulez quatre fois par semaine.
Vous terminez souvent vos sorties rincé.
Vous faites parfois plus de volume que vos amis… mais pourtant, vous avez l’impression de stagner.
Et le pire dans tout ça, c’est probablement de voir certains progresser plus vite que vous avec moins d’entraînement.
Frustrant ? Forcément.
Mais contrairement à ce que beaucoup pensent, ça ne veut pas forcément dire que vous vous entraînez mal.
Dans un épisode FAQ du podcast Dans la Tête d’un Cycliste, Tristan, fondateur de Campus Coach et passionné de triathlon longue distance, revient justement sur toutes ces questions que les cyclistes posent aujourd’hui à ChatGPT ou aux IA d’entraînement.
Et un point revient constamment pendant l’échange : progresser ne dépend pas uniquement du nombre d’heures passées sur le vélo.
“Je roule 4 fois par semaine et je ne progresse plus”
C’est probablement l’une des frustrations les plus fréquentes chez les cyclistes amateurs.
On a souvent tendance à croire qu’il suffit d’augmenter le volume pour continuer à progresser. Sauf qu’en endurance, le corps ne progresse pas pendant l’entraînement. Il progresse surtout lorsqu’il arrive à récupérer du stress qu’on lui impose.
Et c’est là que beaucoup se trompent.
Parce que le vélo n’est pas le seul stress que votre organisme doit gérer.
Le travail, le manque de sommeil, la charge mentale, les problèmes perso ou même une période émotionnellement compliquée viennent eux aussi puiser dans vos capacités de récupération.
Résultat : vous pouvez suivre un plan cohérent mais ne jamais vraiment assimiler les séances.
C’est aussi ce qui différencie souvent un amateur d’un professionnel. À charge d’entraînement égale, le professionnel récupère mieux parce que toute son organisation tourne autour de ça.
Pourquoi certains progressent plus vite que vous ?
C’est une réalité qu’on oublie parfois dans les sports d’endurance : nous ne sommes pas tous égaux face à la performance.
Morphologie, poids, fibres musculaires, capacité de récupération, profil physiologique… certains athlètes sont naturellement plus à l’aise dans certains efforts.
Et surtout, tous les profils ne performent pas partout.
Vous pouvez être très fort :
sur une montée d’une heure,
sur un contre-la-montre court,
sur une cyclosportive de 8 heures,
ou au contraire sur des efforts ultra longs.
Pendant le podcast, Tristan prend d’ailleurs l’exemple des Sept Majeurs : selon la durée de l’effort et le terrain, les rapports de force entre deux cyclistes peuvent complètement s’inverser.
C’est aussi pour ça que comparer uniquement les watts ou le volume d’entraînement n’a pas énormément de sens.
Rouler doucement : le conseil que personne n’aime entendre
C’est probablement le sujet qui frustre le plus les cyclistes.
Parce qu’on aime rouler vite.
Parce qu’on aime regarder sa moyenne sur Strava.
Parce qu’on a souvent l’impression qu’une sortie “facile” est une sortie inutile.
Et pourtant, les sorties à basse intensité jouent un rôle énorme dans la progression.
Leur objectif n’est pas de vous fatiguer.
Leur objectif est de vous permettre :
d’augmenter votre volume,
de développer votre base aérobie,
mais surtout d’être capable de faire de vraies séances de qualité derrière.
En clair : si vous roulez trop fort tout le temps, vous finirez simplement par accumuler de la fatigue.
Le piège des sorties en groupe
C’est un grand classique.
Le week-end, vous roulez avec les copains à 32 km/h de moyenne. Deux jours plus tard, vous partez seul et vous avez l’impression d’être collé à 27 km/h.
Le problème, c’est que la vitesse ne raconte quasiment rien à vélo.
Le vent, l’aspiration, le terrain, les relais ou l’aérodynamisme changent complètement la lecture d’une sortie.
Vous pouvez rouler très vite tout en produisant peu d’efforts simplement parce que vous restez bien abrité dans les roues.
À l’inverse, une sortie “lente” avec du vent de face peut devenir extrêmement exigeante physiologiquement.
Ce qui compte réellement, ce sont surtout :
la puissance développée,
la répartition des intensités,
et la fatigue générée par la séance.
Faut-il souffrir à chaque entraînement pour progresser ?
Là encore, beaucoup de cyclistes tombent dans le même piège.
On pense souvent que :
“plus je souffre, plus je progresse”.
Sauf qu’un entraînement efficace repose rarement sur le fait d’être à bloc toute l’année.
La progression fonctionne plutôt comme une montée en charge progressive.
L’idée, ce n’est pas de faire exploser les watts dès la première semaine. L’idée, c’est de construire suffisamment de continuité pour pouvoir augmenter progressivement la difficulté au fil des cycles.
C’est exactement ce que Tristan explique avec les séances de PMA.
Si vous faites toutes vos séances à RPE 10 dès le départ :
vous accumulez énormément de fatigue,
vous plafonnez rapidement,
et surtout vous réduisez votre marge de progression.
À l’inverse, commencer légèrement en dessous permet souvent de progresser plus longtemps et plus durablement.
Pourquoi êtes-vous mauvais en montée ?
Quand un cycliste souffre dans les cols, le premier réflexe est souvent de penser :
“je manque de cardio”.
Mais dans la réalité, les choses sont souvent beaucoup plus complexes.
Bien sûr, le rapport poids/puissance joue énormément dès que les pourcentages augmentent.
Quelques kilos de trop peuvent transformer une montée à 10 % en véritable enfer.
Mais le matériel compte aussi énormément.
Braquets mal adaptés, cassette trop petite, mauvais choix de transmission… beaucoup de cyclistes se compliquent la vie sans même s’en rendre compte.
Et sur des événements comme l’Étape du Tour, ça peut totalement changer l’expérience.
Perdre du poids fait-il vraiment gagner des watts ?
Pas exactement.
Perdre du poids ne vous fera pas produire plus de puissance.
En revanche, cela peut améliorer votre rapport poids/puissance, notamment en montée.
Mais attention : vouloir perdre du poids trop rapidement est souvent une mauvaise idée.
Parce qu’un déficit énergétique important peut aussi :
diminuer votre récupération,
augmenter votre fatigue,
perturber vos hormones,
et faire chuter vos performances.
C’est d’ailleurs une erreur fréquente chez les cyclistes amateurs : vouloir perdre plusieurs kilos quelques semaines avant un objectif important.
La récupération reste le vrai moteur de la progression
C’est probablement l’idée la plus importante de tout cet échange.
On parle souvent des séances.
Des watts.
Des plans d’entraînement.
Du volume.
Mais au final, la progression se construit surtout dans la capacité à enchaîner les semaines de manière cohérente.
Pas dans le fait d’être épuisé après chaque sortie.
En endurance, les plus gros progrès se construisent rarement en quelques semaines. Ils se construisent surtout sur plusieurs mois… et souvent sur plusieurs années.