Acheter un vélo : les erreurs que j'aurais aimé éviter quand j'ai commencé le cyclisme

Acheter un vélo, c'est probablement l'une des premières grosses prises de tête quand on commence le cyclisme.

Je m'en suis rendu compte en discutant avec des amis qui débutaient, mais aussi en repensant à mes propres débuts.

On passe des heures à regarder des vidéos YouTube, à comparer des fiches techniques et à observer les vélos des pros sur les courses.

Puis arrive le moment où il faut sortir la carte bancaire.

Et là, les questions commencent.

Route ou gravel ?

Carbone ou aluminium ?

Vélo aéro ou vélo endurance ?

Groupe électronique ou mécanique ?

Et surtout : comment éviter de faire une erreur sur un achat qui représente souvent plusieurs milliers d'euros ?

C'est justement le sujet que j'avais envie d'aborder avec Baptiste de Dahu Café & Atelier Vélo.

Parce qu'avant de parler de watts, d'aérodynamisme ou de performance, encore faut-il acheter un vélo qui nous correspond vraiment.

Et au fil de la discussion, je me suis rendu compte que beaucoup d'erreurs viennent finalement d'une même chose : on réfléchit souvent au vélo avant de réfléchir à notre pratique.

Parce qu'avant de parler de watts, d'aérodynamisme ou de performance, encore faut-il acheter un vélo qui nous correspond vraiment.

Et au fil de la discussion, je me suis rendu compte que beaucoup d'erreurs viennent finalement d'une même chose : on réfléchit souvent au vélo avant de réfléchir à notre pratique.

La première question n'est pas "quel vélo acheter ?"

C'est probablement ce qui m'a le plus marqué pendant cet échange.

Quand quelqu'un pousse la porte de l'atelier et demande conseil pour acheter un vélo, Baptiste ne commence pas par parler de carbone, de roues ou de transmission.

La première question qu'il pose est beaucoup plus simple :

Qu'est-ce que vous allez faire avec ce vélo ?

Dit comme ça, ça paraît évident.

Et pourtant, je suis sûr que beaucoup d'entre nous ont déjà commencé par regarder les vélos qui faisaient rêver avant de se poser cette question.

Est-ce que je vais rouler principalement sur le plat ?

Est-ce que j'habite en montagne ?

Est-ce que je veux faire du triathlon ?

Est-ce que j'ai envie de découvrir le gravel ?

Est-ce que je rêve d'un voyage à vélo avec des sacoches ?

Finalement, c'est souvent la réponse à ces questions qui va déterminer le bon vélo.

La taille du vélo : l'erreur qui peut coûter très cher

S'il y a bien un sujet sur lequel Baptiste insiste, c'est celui-là.

Une mauvaise taille de cadre peut gâcher complètement l'expérience.

Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce n'est pas aussi simple qu'une taille S, M ou L.

Chaque marque possède sa propre géométrie.

Un 54 chez une marque peut être très différent d'un 54 chez une autre.

C'est d'ailleurs ce qui rend parfois l'achat compliqué quand on débute.

On a l'impression de regarder des chiffres sans vraiment comprendre ce qu'ils signifient.

Le problème, c'est qu'une fois le cadre acheté, les possibilités de correction restent limitées.

On peut changer une selle.

On peut modifier une potence.

On peut adapter la longueur des manivelles.

Mais on ne peut pas changer la taille du cadre.

Le bike fitting : quelque chose que j'aurais probablement dû faire plus tôt

Pendant longtemps, dans ma tête, l'ordre était simple.

J'achetais un vélo.

Puis je faisais une étude posturale.

Depuis quelques années, plusieurs bike fitters m'ont expliqué exactement l'inverse.

Et plus j'écoute leurs arguments, plus je trouve ça logique.

Faire une étude posturale avant l'achat permet parfois d'identifier directement les géométries qui nous correspondent le mieux.

Ça évite aussi certaines mauvaises surprises.

Parce qu'on l'oublie souvent, mais avoir mal sur son vélo n'est pas normal.

Mal au dos.

Douleurs aux genoux.

Fourmillements dans les mains.

Douleurs sous les pieds.

Tout ça n'est pas une fatalité.

Et parfois, quelques ajustements suffisent à transformer complètement les sensations.

Arrêtons de vouloir rouler sur le vélo des pros

Je vais être honnête.

J'ai déjà regardé un vélo de professionnel en me disant :

"Si j'avais le même, j'irais forcément plus vite."

Je pense qu'on est nombreux à avoir eu cette réflexion.

Mais Baptiste rappelle quelque chose d'essentiel :

Nous ne sommes pas des professionnels.

Les vélos utilisés sur le Tour de France ou sur les grandes classiques sont conçus pour des athlètes capables de tenir des positions extrêmement agressives et de développer des puissances que la plupart d'entre nous n'atteindront jamais.

Le risque, c'est de choisir un vélo qui paraît extraordinaire sur le papier mais qui devient désagréable à utiliser au quotidien.

Au final, un vélo légèrement moins performant mais parfaitement adapté à votre pratique sera souvent un meilleur choix.

Vélo aéro, endurance ou montagne : lequel choisir ?

C'est probablement l'une des questions qui revient le plus souvent.

Et là encore, il n'existe pas de réponse universelle.

Les vélos aéro sont conçus pour maximiser la vitesse sur le plat.

Les vélos endurance privilégient davantage le confort et la polyvalence.

Les vélos montagne recherchent avant tout la légèreté.

Pendant le podcast, Baptiste résume ça avec une phrase que j'ai trouvée particulièrement juste :

Il faut acheter un vélo pour ce qu'on fait 95 % du temps.

Parce que choisir un vélo uniquement pour une semaine de vacances dans les Alpes alors qu'on roule toute l'année sur le plat n'a pas forcément beaucoup de sens.

Le piège du budget : ne pas tout mettre dans le vélo

Quand on commence le cyclisme, on pense souvent que tout le budget doit partir dans le vélo.

En réalité, ce n'est que le début.

Très vite viennent s'ajouter :

  • les chaussures,

  • les pédales,

  • le casque,

  • les vêtements,

  • le compteur GPS,

  • les porte-bidons,

  • le matériel de réparation.

Et je ne parle même pas de la nutrition ou des accessoires qu'on découvre au fur et à mesure de la pratique.

C'est quelque chose qu'on sous-estime souvent au départ.

Mieux vaut parfois acheter un vélo légèrement moins haut de gamme et conserver un peu de budget pour tout ce qui va autour.

Les composants que l'on pourra faire évoluer plus tard

L'un des points qui m'intéressait particulièrement pendant cet échange, c'était de comprendre ce qu'on pouvait modifier facilement avec le temps.

Parce qu'on ne pratique pas forcément le même cyclisme après six mois ou un an.

La bonne nouvelle, c'est qu'un vélo évolue.

On peut notamment changer :

  • les roues,

  • la cassette,

  • les pneus,

  • la selle,

  • la potence,

  • les manivelles.

Et certains de ces changements transforment réellement les sensations.

À l'inverse, certains choix sont beaucoup plus définitifs.

Un vélo à patins ne deviendra pas un vélo à disques.

Et un cadre trop petit ou trop grand restera toujours un compromis.

Faut-il avoir peur de l'occasion ?

Je trouve que c'est une question que beaucoup se posent aujourd'hui.

Et honnêtement, je comprends pourquoi.

Les prix des vélos ont énormément augmenté ces dernières années.

L'occasion peut donc être une excellente solution.

Mais elle demande un peu plus de vigilance.

Selon Baptiste, un vélo bien entretenu se repère souvent rapidement.

L'état général du vélo raconte souvent déjà une partie de son histoire.

En revanche, lorsqu'un cadre carbone a été repeint ou réparé, il faut prendre davantage de précautions et ne pas hésiter à poser des questions.

Finalement, le meilleur vélo est celui qui vous donne envie de rouler

En préparant cet épisode, je pensais que nous allions surtout parler de matériel.

De carbone.

De groupes électroniques.

De performance.

Et finalement, la discussion a beaucoup tourné autour de quelque chose de beaucoup plus simple.

Le meilleur vélo n'est pas forcément le plus cher.

Ce n'est pas forcément celui qu'on voit sur Instagram.

Ce n'est pas forcément celui utilisé par son coureur préféré.

Le meilleur vélo est souvent celui sur lequel on prend plaisir à rouler.

Celui qui correspond à notre pratique.

Celui qui nous donne envie de sortir même quand la météo n'est pas parfaite.

Parce qu'au final, ce sont les kilomètres accumulés avec le sourire qui font progresser.

Bien plus qu'une fiche technique.


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